DANS L'OMBRE & SOUS LES CARESSES ...

  Une nouvelle "rubrique" au blog...  

 

Je suis triste.
Je suis triste et j'ai le droit de l'être.

Il y a ces moments où les larmes viennent, quand je me retrouve seule, à ne plus savoir quoi faire pour penser à autre chose ou apaiser ma douleur.

Ce matin, je me suis blottie sous la couette, la tête sur l'oreiller de ma fille, pour retrouver son odeur, et j'ai pleuré. La fenêtre de la chambre était recouverte de gouttes de pluie, le monde extérieur était flou, et gris. Il pleut, tout le temps. Je voudrais du soleil, pour réchauffer ma peau et mon coeur. J'ai froid, tout le temps.

Alors, j'ai fermé les yeux.

Le chat est venu ronronner sur le lit, puis il s'est approché de moi, pour finalement se glisser sous les draps. Calé contre mon ventre, il s'est mis en boule, je sentais ses douces vibrations. Petite bouillotte demandant des câlins. Il a dormi contre moi et je me suis assoupie un moment.

J'aimerais la chaleur d'un homme. De "mon" homme, en fait. Même si je sais très bien que...
J'aimerais un câlin. Des bras masculins qui me réconfortent avec une tendresse sincère.

Je ne veux pas qu'on me bouscule, je ne veux pas qu'on me conseille, qu'on me juge. Je ne veux pas de réponses théoriques. Je veux des mots venant du coeur. Je veux de la douceur. Je veux qu'on me console, qu'on prenne soin de moi un peu. Parce que, comme toujours, c'est encore moi qui prends soin des autres.

Je voudrais qu'il y ait quelqu'un à mes côtés.
Cette solitude est dure à vivre.

Par moments, je n'arrive plus à faire semblant. Ne pas pleurer parce qu'il faut rester forte. Ne pas pleurer parce que ça ne se fait pas. Je suis fatiguée de mentir, de répondre "oui" quand on me demande si ça va. J'aimerais pouvoir dire non, et pleurer.
Ne pas pleurer devant lui, parce que... parce que quoi, au juste ? À quoi ça rime, de faire semblant d'aller bien, alors que ça fait un mal de chien ? Pour lui donner bonne conscience ? Pour qu'il se dise que j'approuve sa décision ? C'est faux.

Si vous ne voulez pas lire ce genre de billets, je le conçois très bien.
Mais moi, ici, je ne veux pas faire semblant.
Alors, revenez quand ça ira mieux, quand ces pages seront à nouveau remplies de photos légères et de textes érotiques...

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Sam 1 jun 2013 7 commentaires
Vous êtes dur avec vos lecteurs je trouve.
Nous sommes la quand vous êtes heureuse et légère, nous sommes la quand vous êtes triste et grave.
onthemove - le 01/06/2013 à 09h34

Si je parais dure, ce n'est pas mon but.

 

Quand je parle du fait que je ne veux pas de jugements, pas être bousculée, etc., je parle de manière générale. Dans mon entourage (famille, amies) les personnes qui prennent le temps de me parler sans juger se comptent sur les doigts de la main. Je n'ai pas besoin d'être secouée, mais j'ai besoin de douceur. Et je veux la trouver ici, à défaut de la savoir avec mes "proches".

 

Si c'est au sujet des dernières phrases du billet, il en va de même : c'est juste un constat réaliste, pas une critique, et comme j'ai dit : je conçois très bien qu'on n'ait pas envie de venir ici pour lire autre chose que de la légèreté, pour se changer les idées. Et j'espère bien que ça reviendra, un jour !

Moi, juste, je ne pourrai pas supporter de me sentir "bousculée" ici aussi.

Ombres & Caresses
Tristesse ou douleur?
Oui, la solitude, le manque de l'autre est un fruit amère. Mais c'est comme apprendre à se priver de sucre. Quand vous voudrez, pour vous, tourner cette page, vous pourrez! Le printemps est pour demain non?
psganarel - le 01/06/2013 à 10h07

Il y a quelque chose que vous semblez ne pas saisir : vouloir, ok, c'est bien... mais quand on est OBLIGÉE de cohabiter avec son ex, c'est juste impossible de tourner la page ! En le voyant tous les jours, en le sachant dormir de l'autre côté du mur, en lui faisant ses repas, et j'en passe... Non mais honnêtement, comment voulez-vous ?

Et comment pouvez-vous dire qu'il suffit de vouloir ? :(
Moi je ne peux pas, passer ma vie à sortir, boire, faire la fête. J'ai une fille.



Pour avoir la possibilité de tourner la page, il me faut déménager. Et ça, ce n'est pas moi qui choisis quand. Je n'en ai pas les moyens (sinon, je serais déjà partie).

Ombres & Caresses
Bonjour O&C,

Je comprends d'autant mieux votre douleur que je l'ai vécue.

On veut toujours paraître plus fort mais il y a des moments où il faut ouvrir les vannes, et pour vous, ces moments, ce sont ceux où vous venez vous réfugier ici, vous épancher auprès de nous, qui vous comprenons, qui vous aimons.

Alors n'hésitez pas, laisser parler vos pleurs et votre coeur, soyez vous-même, sans feinte, et si parfois un commentaire est involontairement maladroit, sachez que celui qui l'a rédigé vous a écrit parce que vous comptez pour lui.

Oui, vous comptez pour nous, alors vous pouvez compter sur nous.

Je vous embrasse,

Jeff
Jeff - le 01/06/2013 à 11h30

Merci. :)

 

J'ai beaucoup pleuré la nuit dernière...
Alors ce soir, je vais essayer de faire mieux, et je vais même peut-être écrire un texte érotique. Comme quoi, certains jours, il y a du progrès !

Ombres & Caresses
http://youtu.be/nc7-MjL8_yA

Sans commentaire.

Jeff
Jeff - le 01/06/2013 à 11h34

Si, si, un commentaire :

j'aime beaucoup, ce mélange des genres, tout s'harmonise, c'est surprenant et beau. :)

Ombres & Caresses
Période difficile à ce que je vois. Mais ça arrive. Il faut s'accrocher et aussi tourner la page. Pas facile mais à nous de nous rendre la vie plus facile et meilleure.
Courage. Et il est vrai que la véritable amitié se manifeste quand les gens sont là (surtout) lors des coups durs.
Christophe - le 01/06/2013 à 11h43

Oui, c'est bien dans ces moments-là qu'on voit où est l'amitié, la vraie.

On a des mauvaises surprises, on est déçu parfois aussi... mais il y a aussi de belles découvertes. Il faut garder ça en tête.

Ombres & Caresses
Bonjour,
Celui, ou celle qui ne veut pas vous donner la main dans l'épreuve qui vous touche n'a qu'un clic à faire.
Les "amis" c'est quand ça va bien mais c'est surtout quand ça va mal que l'on est content de les avoir. Leurs oreilles, leurs épaules sont là pour écouter et supporter le poids énorme que vous avez sur le coeur.
Ne pas pleurer! faire semblant! Mais pourquoi? pour ne pas qu'il culpabilise sur le mal qu'il vous fait? Pleurez quand la bouffée d'angoisse vous étreint à la gorge qu'il soit là ou non. Ne cherchez pas à le ménager, lui ne vous ménage pas. Il faut qu'il prenne conscience de la destruction qu'il provoque au tour de lui
Vous nettoyez son linge, vous lui faites à manger, manquerait plus qu'il vous fasse payer une pension.
Dans les moments de grande détresse, surtout, rappelez vous qu'il y a une petite fille pleine de douceur qui a un grand besoin de sa maman et qu'il ne faut pas détruire cela à cause d'un être immature qui ne connait de la vie que l'éphémère.
juju051 - le 01/06/2013 à 14h58

J'aime avoir mes amis quand ça va bien. :)
Mais quand ça va mal, ils se font bizarrement absents, ils deviennent silencieux... du coup, est-ce que ce sont des amis ? Ou juste des "copains", des potes ?


Et ces personnes "virtuelles", qui elles (comme ici...) sont vraiment présentes, demandent de mes nouvelles, par conséquent, qui sont-elles ? Puisqu'elles semblent se soucier plus sincèrement de mon relatif "bien-être" ? Une autre sorte d'amitié, plus vraie, même sans être physiquement présente ?

 

Quant à ne pas pleurer... J'essaie, pour ma fille. Pourtant, elle m'aide, me câline, me console. Mais ce n'est pas la maman qu'elle doit voir, et je le lui ai dit, une maman ça doit aimer, consoler, et pas l'inverse. Elle me répond que ce n'est pas grave, que c'est normal qu'elle m'aide... mais elle grandit trop vite.

 

Ne pas pleurer devant lui... pourquoi ? Pour l'épargner ? Je ne sais pas.
Peut-être par crainte de me prendre en pleine figure des reproches (je m'apitoie sur mon sort, je le saoule à pleurer...) parce que je pense qu'il ne supporte pas la culpabilité que je lui renvoie à la figure, dans ces moments-là. Eh oui... d'où ses absences prolongées de l'appartement. Surtout, se voiler la face, voir ailleurs, laisser en plan celle qui a mal pour mieux l'ignorer (et on s'étonne que ça soit plus facile pour lui d'oublier, de tourner la page !!!)...
Et puis je crois, il y a ma crainte d'avoir encore plus mal, devant son ignorance volontaire. Un homme qui vous laisse pleurer, qui sait très bien que vous êtes en larmes, mais qui fait comme si vous n'existiez pas alors que vous êtes à quelques mètres de lui... c'est pire que tout.


Après, je sais, il doit avoir peur que s'il a un geste de gentillesse envers moi, je reprenne espoir (mon dieu quelle horreur, pour lui, une femme qui s'accroche et l'empêche de vivre sa liberté sans culpabilité !) mais ça ne sera pas le cas, non. Je suis moins bête que j'en ai l'air.

 

Et puis, s'il ne ressent plus rien, il n'a aucune envie d'être gentil, à 99% du temps.
Pourtant, de temps en temps, il a des élans de gentillesse. C'est rare, mais si, il est capable d'avoir des émotions.

 

Mais comme vous dites, pourquoi l'épargner ? Pourquoi ne pas lui montrer le mal qu'il fait autour de lui ? Comme il fait souffrir les gens, par son ignorance, son égoïsme ?

 

En tout cas, comme vous dites, quand ça va mal, dans ces moments de détresse où je ne sais plus quoi faire,  je pense TOUJOURS à ma fille, et je sais que pour elle, j'y arriverai. :)

Ombres & Caresses
De la solitude parfois...Maux de vies...
Il y a les mots qui deviennent et se dessinent...

De votre plume ainsi guidée, il ne peut que faire échos à bon nombres d'entre nous....

Laissez vous portez par ces Maux présent...car ils sont l'essence...allant jusqu'à "les Sens" de l'inspiration....

De beaux mots plaisants à lire...et qui j'espère perdurerons à nous émouvoir...

Bien à Vous lire....encore
MdS
M des Sens - le 03/06/2013 à 22h13