DANS L'OMBRE & SOUS LES CARESSES ...

 

Rendez-vous hebdomadaire...             

 

  Pour repenser aux petits bonheurs simples de la semaine qui vient de s'écouler, et mieux vivre les sept jours à venir... pour souligner des instants que j'aime, aussi, et les cultiver même s'ils paraissent anodins. 

   

Cette semaine, je vais commencer par mon week-end. Vous allez devoir faire travailler vos méninges, un peu, pour déceler quelques teintes d'ironie... car il n'est pas facile de tout voir sous un bel angle, tous les jours.

Vendredi midi, mon homme est allé "faire un saut" à son boulot (pendant les vacances, donc). Il est rentré à 16 heures. J'en ai donc déduit qu'il ne mangeait pas avec nous.
Version bisounours : super ! Une assiette de moins à laver ! (pathétique.)

writeblog Vendredi soir, j'avais fait part à mon homme d'une soirée spectacle où j'aimerais aller, pour ma fille. Deux heures avant que nous partions, je l'ai entendu au téléphone dire à un de ses amis qu'il ne faisait rien de particulier ce soir-là. J'en ai donc déduit qu'il ne voulait pas venir avec nous, pour une soirée "en famille". Je comprends bien qu'il préfère fumer et boire des bières, mais quand même.
Version petit poney : pour tout dire, d'abord, j'ai pleuré un coup. Ensuite, je me suis fichu un coup de pied au cul, pour amener ma fille à ce spectacle ; il pleuvait, et j'étais déçue. Au final, j'ai passé une très bonne soirée avec elle, elle a pu découvrir plein de choses (l'homme n'aurait pas fait tous ces va-et-vient) et s'est plongée dans un autre monde (les chevaux). Quant à moi, j'ai fait des photos. Que ces animaux étaient beaux et impressionnants !


Samedi en début d'après-midi, c'est sur le point de partir que mon colocataire m'a annoncé qu'il sortait pour l'après-midi. Il m'a aussi précisé que le lendemain, il resterait à la maison.
Version Charlotte aux Fraises : j'ai pu être tranquille avec ma fille ?

Dimanche 14h : l'homme chez qui je vis m'a demandé s'il nous faisait à manger. 10 minutes plus tard (sans avoir préparé le repas)... c'est sur le point de partir que mon colocataire m'a annoncé qu'il sortait pour l'après-midi (bis). Alors qu'il ne devait pas sortir. Je suis donc partie balader seule avec ma fille, et j'ai galéré 5 minutes pour sortir son vélo de ma voiture, tellement dépitée que j'ai manqué en pleurer. J'aimerais, parfois, avoir un homme pour m'aider. Une présence, pour se promener en amoureux, et pour ne pas avoir à stresser à chaque fois que nous croisons, ma fille et moi, un mec pas très net.
Version Bibifoc : j'ai géré comme une chef et le mâle peut toujours critiquer mon mode d'éducation, alors qu'il ne fait rien. Je ne m'en sors pas si mal... SEULE.

Concernant ses absences et le fait qu'il ne pense pas me prévenir, il va argumenter en disant que de toutes façons, je n'avais pas prévu un super repas, donc il n'avait aucune raison de rester. Comment ça, un peu macho, comme vision des choses ? ... (De plus, faire un bon petit plat pour mon homme, qui préfère manger avec X ou Y en me posant un lapin, ça a calmé mes envies de fée du logis.)

Ce week-end, j'ai réalisé que ma fille grandissait mieux que l'homme avec qui je vivais (je transforme en petit bonheur, allez). Elle, elle évolue. Pense à éteindre (parfois) en sortant des pièces. Essaie de refermer le gel douche. Coupe l'eau correctement après sa douche ou son lavage de dents. N'urine pas systématiquement à côté des toilettes, et ce, malgré mes avertissements. Débarasse et ne quitte pas la table 3 minutes après avoir commencé le repas (qu'il y ait des invités, ou pas). Elle, elle applique les règles d'hygiène élémentaires. Prend des initiatives pour m'aider (sans me demander ce qu'elle peut faire pour aider, alors qu'il traine de la vaisselle sur la table, les restes du repas sur le plan de travail, des yaourts non remis au frigo...).

Ce week-end, j'ai été confortée dans l'idée qu'il valait mieux que je n'ai pas d'autres enfants. Positivons ! C'est pourtant un deuil difficile à faire. Mais quand je vois mon homme avec son mode de vie célibataire, je me demande comment il peut prétendre vouloir un enfant.be mother Je ne veux pas être juste une mère porteuse, avec un futur papa qui ne me soutient pas, ne m'aide pas (et il y en aurait besoin, vu mes problèmes de grossesses à risques) et qui ne serait jamais là.  Je ne veux pas avoir à me demander s'il sera un compagnon, s'il sera là pour moi ou pour le bébé...

Et puis, élever un enfant, ce n'est pas le dresser, interdire, punir, imposer le silence, la discipline uniquement. Elever un enfant, c'est être présent, l'aimer, le câliner, l'encourager, le soutenir, lui faire prendre confiance en lui (et non pas l'inverse en critiquant sans jamais complimenter), prendre plaisir à le voir s'épanouir... C'est lui donner les clés pour apprendre à vivre HEUREUX, et pas juste lui inculquer des règles. Toujours facile de critiquer, quand on n'a pas d'enfant et qu'on ne s'en occupe pas. Il n'a pas conscience de tout ça, j'ai l'impression.
Et tout simplement, je ne me sens pas capable de gérer une maison, l'administration, le bricolage, les réparations, le ménage, les courses, les repas, les devoirs, la voiture, les trajets, l'école, etc. etc.,  avec deux enfants dont un bébé (et un homme qui n'a pas encore fini de grandir). Seule, toujours seule.

 

* * * 

 

Et maintenant, malgré tout, quelques petits bonheurs volés à ma semaine, à mes moments de doutes...

- Ma soirée de vendredi, donc, entre filles. J'aime partager ce genre de moments avec mon petit bout de femme.
- lire un livre avec elle, et rire ensemble.
- manger du nutella sur du pain grillé... un petit goût de bonheur. Mais si.
-
me goinfrer de fraises et de chantilly (la bombe a été finie en deux jours).
- retrouver l'odeur des pensées, ces fleurs délicates qui me rappellent mon enfance.
- mon téléphone, qui me permet de faire des photos un peu partout, sans préméditation. Comme des fleurs devant l'école. Mon téléphone encore, qui me permet de noter au milieu de la nuit des idées pour mes futurs écrits. Heureusement que l'homme dort à poings fermés, sinon il me prendrait pour une fille étrange...

- mes lectures, et mes envies d'écrire. Malgré le cafard de ce week-end, il y a eu du mieux dans ma relation, assez pour que je retrouve le désir de créer, d'imaginer des histoires ou de faire quelques billets sur mon blog. Je n'ai pas envie de perdre cette énergie.
- un texte que j'ai osé soumettre à une éditrice, après avoir travaillé dessus "quelques" nuits blanches. Osé, malgré les moments de découragement, de mauvaise estime de soi, les envies d'abandonner, la fatigue... malgré la crainte (de plus en plus présente) de voir un refus de plus. Il faut que je retienne ça : j'ai osé, j'ai persévéré une fois de plus, malgré mes peurs. Avant, j'aurais abandonné en cours de route. Et puis, ça sera un moyen de progresser, dans tous les cas.
- ma page "bibliothèque" et la photo pour aller avec...

- un brin de complicité dans mon couple : en étendant le linge ensemble, nous avons été confrontés à un problème de pinces à linge. J'ai évoqué un endroit où les ranger... sur moi. Je n'ai jamais essayé, la "torture" aux pinces à linges... ça m'intrigue et me tente. Mon homme m'a dit alors : « il faut en mettre plusieurs, passer une petite ficelle, et... » Et j'ai fini sa phrase avec « tirer d'un coup sec, pour toutes les enlever d'un coup ». J'ai eu droit à un « ah, je vois que tu t'es renseignée ! »
Moi ? Nooon... ;)
 


(Et pour finir : demain, nous sommes mardi. Et le mardi, c'est ma journée célibataire.
J'espère prendre un peu de temps pour moi, malgré la fatigue de la rentrée...)

 

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Lun 23 avr 2012 8 commentaires
Pas de doute, tu as retrouvé ta créativité (j’ai gouté les touches d’humour, malgré l’amer des situations – « l’humour, la politesse du désespoir… »)

Ce qui est moins sympa, c’est l’attitude de monsieur, et les « deuils » que tu subis en contrecoup (le fait de vivre une « colloc » améliorée [pour lui, aucun doute !] plus qu’une vraie vie à deux, la peur de faire un enfant, bien compréhensible vu la situation actuelle) Et en effet, ce projet d’enfant n’a rien d’anodin, c’est le risque de s’engager « jusqu’au cou », sans certitude d’avoir de l’aide le moment venu. On comprend bien tes doutes, vu la liste des infamies domestiques…

Je connaissais la femme-enfant, voici l’homme ado (et question ado, je suis en plein dedans – heureusement que ça ne dure qu’un temps… sauf pour certains, visiblement !)

Toi seule toi possèdes la clé - les conseilleurs ne sont pas les payeurs - mais la solution du chacun chez soi en refaisant de lui ton amant (à temps choisi –pas forcément pire qu’un colloc à temps complet !) aurait du bon, dans le cas présent. Une proposition dans ce sens ferait peut-être prendre conscience à l’homme de ce qu’il perd… À méditer, s’il est plus ouvert au dialogue ces temps-ci.
Capitaine - le 24/04/2012 à 04h52

La "créativité" et l'envie sont là. Pour l'instant, je me dis que c'est l'essentiel. Plein d'articles qui se bousculent (ou patientent) dans ma tête...

 

Le chacun chez soi aurait du bon... mais il aurait fallu le faire dès le début, je pense. Maintenant, il serait plus synonyme, pour lui, de "enfin seul, je vais pouvoir à nouveau courir les filles !", et bon, je ne sais pas si je peux faire ce retour en arrière...
Il y verrait ce qu'il y gagne (son quasi célibat, avec une copine régulière) et pas ce qu'il risque d'y perdre. Et dans ces conditions, bien sûr, pas de projet d'enfant...

Ombres & Caresses
Bon, je me relis et vois que je me suis surtout attardé sur le côté « à moitié plein » du verre. Pour le côté positif, il y a quand même le fait que monsieur fasse des efforts sur certaines tâches ménagères (étendre le linge, et du coup envisager de jouer avec les pinces du même nom – j’ai testé avec madame, elle a moyennement aimé).

Il y aussi le fait d’oser et de se lancer, de ne plus se laisser arrêter par les doutes et le manque de confiance en soi. Tu tiens le bon bout, quel que soit le sort qui sera réservé à ta nouvelle. La victoire, c’est déjà de l’avoir écrite et envoyé.
Capitaine - le 24/04/2012 à 05h51

... sur le côté "à moitié vide", voulais-tu dire. ;)

 

Bon, je ferai un "résumé" le jour où j'aurai essayé les pinces. Tu pourras toujours le faire lire à ta chère et tendre, innocemment, et peut-être que... Non ? Avec de petites pinces achetées au rayon "arts créatifs" ! ;)

 

" Tu tiens le bon bout, quel que soit le sort qui sera réservé à ta nouvelle. La victoire, c’est déjà de l’avoir écrite et envoyé " : je pars de ce principe moi aussi (surtout les bons jours, hihi !) l'essentiel est d'avoir osé, de s'être lancée, et d'être allée (courageusement) au devant d'un éventuel refus.

Mais... le must, c'est que ma nouvelle a été acceptée ! ♥ J'en parlerai prochainement ici. C'est un grand "petit bonheur" !

Ombres & Caresses
savoir trouver de petits moments de plaisirs au milieu des contrariétés, c'est bien le but de cette rubrique, et donc tu y parviens!
sur un site j'ai vu une fille qui qualifiait son homme de "mon goujat"! elle y prenait visiblement un certain plaisir, une forme de vengeance à posteriori?
les pinces à linge il existe différentes version, en fonction du degré de pression, celles qui pincent le plus fort... ben suis pas sûr qu'il faille commencer par elles ;)
photaphil - le 24/04/2012 à 08h05

Pas mal, l'idée de "mon goujat" ! :D Un peu sadique, certes... mais ça doit défouler, malgré la petite dose de mesquinerie (qui s'explique très bien).

 

Quant aux pinces (pas à linge) j'ai commencé apparemment par les plus fortes. Donc, le reste ne me fait pas trop peur... il faut tester ! ;)

Ombres & Caresses
J'adore la Chantilly à la bombe, ainsi que cette petite anecdote de pinces à linges ; de "pinces à méninges" ;). Mais surtout, j'ai toujours été très friand de ce style de billets intimes... Encore !
guillaume perrotte - le 24/04/2012 à 11h32

J'essaie de tenir le rythme. Huit semaines, mine de rien ! :)

Au pire, je m'encouragerai à coup de chantilly...

Ombres & Caresses
bonjour, je vous ai lu et....oui il y a un humour très amer que je ne retrouvais pas dans les précédents articles,ce qui me fait déduire que le moral n'est pas au top.
C'est toujours très facile de critiquer l'éducation donnée par des parents à des enfants quand soi même on a pas été confronté à cette situation.
Je trouve très positif le récit que vous avez proposé à publication, et j'imagine ce que ça peut faire douter. C'est si facile d'abdiquer, continuer c'est une victoire sur soi même.
Pour votre petit coin salon de jardin, vous pouvez penser à des bégonias pour l'été, il y a de jolis coloris et ça reste fleuri jusqu'aux gelées, ça change des géraniums
juju051 - le 24/04/2012 à 15h19

Il y a forcément des jours où c'est moins facile... tout ne peut pas s'arranger d'un coup de baguette magique. Ça se fait sur la durée, et c'est ça le plus difficile : persévérer.

 

"continuer c'est une victoire sur soi même" : oui ! Se bousculer un peu, avancer malgré la peur de ne pas réussir, se remettre en question, se relever en cas d'échec (même si ce n'est pas une question vitale)... et s'attarder sur cette première "victoire", qui a consisté à repousser le manque de confiance en soi.

 

Les bégonias : c'est une bonne idée ! J'irai regarder ça prochainement. :)

Ombres & Caresses
Changer d'homme, celui là est usagé voire même périmé. Il en existe en version moderne, doux et attentionné, auprès de vous, de vos courbes, des repas et de la famille.

Oui certes ils sont rares.
JohnSteed - le 24/04/2012 à 22h41

Il faudrait un service après-vente, sûrement, ou une garantie ! ;)

 

"Doux et attentionné" est un modèle qui me plairait. Mais bien souvent, ces fonctions là tombent trop vite en panne ! :D

Ombres & Caresses
On peut sans doute trouver une forme d'équilibre dans la vengeance mesquine, qui n'exclue pas une certaine forme d'amour et donne l'impression de ne pas toujours tout supporter... je ne dis pas que c'est l'idéal, mais qui peut prétendre à l'idéal?

Héhé, les pinces les plus fortes... t'es une dure alors, une qui pue, une tatouée, avec du poil autour :) (bon en principe je dis ça en référence aux camionneurs, là suis pas sur que ce soit très glamour :p )
photaphil - le 02/05/2012 à 08h01

"t'es une dure alors, une qui pue, une tatouée, avec du poil autour :) (bon en principe je dis ça en référence aux camionneurs, là suis pas sur que ce soit très glamour :p )" : en effet, c'est pas super glamour ! :D Mais ça m'a bien fait rire. C'est l'essentiel !

Ombres & Caresses
Le ton ironico-amer de votre billet n'est pas rassurant quant au futur de votre relation avec ce monsieur et malheureusement ce ton est compréhensible vu son indifférence à votre égard....Son manque de maturité est pas mal aussi....Vous méritez mieux que cela...Néanmoins, je vous souhaite que la situation s'arrange....Bon courage.
Redblackroses - le 02/09/2012 à 07h30